Outils de fidélisation des salariés

Fidéliser et motiver un salarié est aujourd’hui un enjeu majeur pour un artisan. À l’image des avantages proposés par les grandes entreprises, des outils de fidélisation peuvent également être mis en place par les petites entreprises. Jean-Marie Grinand-Payet, directeur régional Natixis-Interépargne, spécialisé dans l’épargne salariale, nous renseigne.


Il existe plusieurs outils de fidélisation regroupés autour des titres de services (chèque cadeau, chèque déjeuner ou CESU – chèque emploi service universel) et de l’épargne salariale. Leur mise en place est basée sur le volontariat du dirigeant et vise à optimiser la fidélisation et la motivation de ses salariés. Ces outils peuvent être utilisés différemment en fonction de la trésorerie et du résultat de l’entreprise. Ils sont fiscalement et socialement avantageux pour toutes les parties et permettent d’offrir du pouvoir d’achat aux salariés.

Les avantages des titres de services
La mise en place des chèques cadeaux ou déjeuner permet à l’artisan d’augmenter le pouvoir d’achat de ses salariés et leur donne l’occasion de se faire plaisir. Ces titres de services valorisent et motivent les salariés et ce, dans des conditions fiscales avantageuses. Ils ne sont en effet soumis ni à des charges patronales, ni à des charges salariales et viennent en réduction de l’assiette imposable dans le cadre de l’impôt sur les entreprises. Le CESU préfinancé offert aux salariés leur permet de financer des services à la personne (garde d’enfant, jardinage, ménage, …). Ils entrent clairement dans les avantages proposés par la majorité des grandes entreprises et il devient donc indispensable que les TPE et PME puissent également faire valoir ce type d’outils de fidélisation.

Les différents dispositifs d’épargne salariale
Les entreprises de moins de 50 salariés ont la possibilité de mettre en place de l’épargne salariale basée sur le principe de l’abondement. Il s’agit du PEE (plan d’épargne entreprise) ou du PERCO (plan d’épargne retraite collectif), alimentés par les versements volontaires des salariés et complétés par un abondement de l’employeur. L’objectif est de permettre aux bénéficiaires de se constituer une épargne (sur cinq ans au minimum pour le PEE et jusqu’à la retraite pour le PERCO) grâce à l’aide significative de l’entreprise et à des conditions financières avantageuses (absence de charges patronales et salariales sur les sommes versées par l’entreprise et perçues par les bénéficiaires). Concrètement, un salarié peut verser 1 € et son employeur peut abonder jusqu’à 3 € complémentaires, soit au total 4 € épargnés par le bénéficiaire. L’intérêt du système et sa valeur en terme de fidélisation résident à l’évidence dans le montant de l’abondement de l’entreprise. S’il est conséquent, l’abondement est considéré comme une rémunération complémentaire. Sa mise en place permet à une petite entreprise d’être aussi attractive qu’une grande et de bénéficier d’une image progressiste.

Associer les salariés à la performance de l’entreprise
L’intéressement est une des solutions les plus efficaces pour associer les salariés à la réussite de l’entreprise. L’employeur définit les critères de performances et de résultats qui déclenchent l’octroi d’une prime en faveur du salarié. Cette prime d’intéressement peut être perçue immédiatement ou placée dans un plan d’épargne salariale. Elle est exonérée de charges sociales, d’impôt sur le revenu et d’impôt sur les plus-values, si elle est placée dans un PEE et/ou un PERCO. Pour l’employeur, les primes versées sont exonérées de charges patronales et déductibles du bénéfice imposable. Comme le PEE, la prime d’intéressement est soumise à un forfait social. La loi Macron propose aux entreprises de moins de 50 salariés, qui mettraient ce dispositif en place pour la première fois, de bénéficier d’un forfait social réduit pendant six ans.

Qui peut en bénéficier ?
Ces dispositifs d’épargne salariale peuvent être mis en place dans une entreprise dès lors qu’elle compte au moins un salarié en plus du dirigeant et qu’elle a la capacité financière suffisante. Ils bénéficient aux salariés ayant plus de trois mois d’ancienneté, mais aussi au dirigeant, quel que soit son statut (salarié, non salarié, gérant…) ainsi qu’au conjoint collaborateur ou associé non rémunéré. Au vu des avantages fiscaux liés à ces outils, il s’agit pour le chef d’entreprise d’un véritable levier pour optimiser sa propre rémunération et se constituer de l’épargne grâce à son entreprise.


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